L’origine des différentes appellations de ventes au déballage

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Vide-grenier, braderie, réderie, pucier, vide-garage… autant d’appellations de ventes au déballage pour désigner le même évènement. Le Moulin s’est amusé à rechercher l’origine et la définition de ces termes. Tour d’horizon.

Le vide-grenier

L’utilisation du terme provient du fait que les vendeurs sortaient littéralement les biens à vendre de leur grenier. Ce qui est plus ou moins vrai aujourd’hui. À la différence des brocantes, ce sont généralement des particuliers qui les organisent via des associations ou des comités de quartier. On y trouve de tout : des livres, des vêtements, de la vaisselle, des jouets… À noter toutefois que des déclinaisons existent lorsqu’elles caractérisent la vente d’un type de bien particulier. C’est le cas par exemple du vide-dressing (friperies), du vide-poussette (vente de vêtements et d’objets pour enfant) ou encore du vide-maison (vente effectuée directement dans le jardin ou le garage d’un particulier et non pas sur la voie publique).

La braderie

Terme communément utilisé dans le Nord de la France (avec la célèbre et désormais centenaire braderie de Lille) et en Belgique, la braderie trouve son origine étymologique dans le néerlandais “braaden” qui signifie rôtir. En effet, à l’époque les marchands avaient pour coutume de faire rôtir de la viande sur leur stand et ainsi de la proposer aux visiteurs. Il semble également que le verbe brader ait changé de sens au cours de l’histoire. Ainsi, il serait passé de gaspiller à vendre à bas prix. C’est en parfaite adéquation avec l’évènement en lui-même qui permet aux vendeurs d’écouler leurs objets et aux acheteurs de pouvoir en profiter sans se ruiner.

La réderie

Terme utilisé lui-aussi plutôt dans le Nord de la France. La plus prestigieuse réderie n’est autre que celle d’Amiens qui a lieu deux fois par an et attire à elle seule plus de 80 000 visiteurs et 2000 exposants… Le mot réderie est à l’origine un mot picard désignant un engouement, une manie de collectionner certains objets. Il est lié à l’ancien français “réderie”, qui signifie rêverie, déraison, folie ou encore extravagance. Le verbe picard “réder” signifie d’ailleurs être amateur de, faire collection de. Cela défini parfaitement l’évènement puisqu’il s’adresse tout particulièrement aux collectionneurs toujours à l’affût de la pièce manquante à leur collection.

Le marché aux puces, le pucier

La puce est un animal qui a toujours été associé à la crasse et à la pauvreté. À l’origine, le marché aux puces était un endroit où les gens pauvres venaient vendre des objets récupérés notamment dans les poubelles. Les chiffonniers exposaient leurs trouvailles (comme par exemple des vêtements usagés) et celles-ci étaient bien souvent infestées de puces d’où l’appellation “marché aux puces”. Dans le Dauphiné, le mot pucier est utilisé pour parler d’un vide-grenier. Tandis que sur un marché aux puces traditionnel, le pucier désigne un vendeur. Parmi les marchés aux puces les plus emblématiques de France, on peut citer le marché aux puces de Saint-Ouen, de Vanves ou encore celui du canal de Lyon.

Les ventes au garage

Pour ceux qui ont des envies d’ailleurs, sachez que le vide-grenier existe lui aussi au pays des caribous. À une petite nuance près, les canadiens appellent cela les ventes au garage ou vide-garage. Deux éléments permettent de comprendre l’utilisation de ce terme. Tout d’abord, parce que ces évènements ont dans la plupart du temps directement lieu dans le garage attenant de l’organisateur. La deuxième raison provient de sa proximité avec la langue anglaise et notamment de son voisin américain qui fait référence au vide-grenier sous l’appellation “garage sales” soit littéralement les “ventes au garage”. Nos amis canadiens manqueraient-ils d’inspiration ? Les ventes au garage ne seraient-elles pas ce que nous appelons communément un vide-maison chez nous ? On vous laisse juger.

La brocante

C’est sous cette appellation que se déroule le plus de vente au déballage en  France. En effet, cette dénomination recouvre aussi bien un marché aux puces, qu’un vide-grenier ou une braderie. En règle générale, on retrouve sur cet évènement des professionnels du milieu : les brocanteurs. L’origine étymologique de ce mot est bien plus mystérieuse que bon nombre de ses consœurs. On entend fréquemment à ce sujet des origines supposées latino-germaniques. Rien n’est moins sûr et pour le moment, il n’existe pas de consensus à ce sujet. Toujours est-il que l’utilisation de ce mot est complètement rentré dans les mœurs. Le Moulin souhaitait passer un hommage à titre posthume à Victor Lanoux, acteur principal de “Louis la Brocante”, une série ayant contribuée à la popularité du terme en France.

En plus de toutes ces appellations, on peut également trouver les termes “foire à tout” et  “foire aux puces” en Normandie ou encore “Troc et puces” chez nos amis belges.

Et voilà, notre petite enquête sur les différentes appellations du vide-grenier s’achève ici. Et vous, comment l’appelez-vous ?
 

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